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dimanche 20 avril 2008
21 h 35 CEST
Etat d'esprit Heureux
Style de musique Léo Ferré
Saint-Malo
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C’est à même le sable que je découvre ton visage, que je réalise ta quiétude et ta sagesse.
C’est à même le sable qu’au loin j’aperçois le bonheur, le chant d’un oiseau crieur, un bateau qui vogue.
C’est à même le sable que je te découvre, immensité parmi les mystères, vol silencieux d’un poète.
C’est à même le sable que ton horizon se décrit, ton ciel incolore, tes parfums inodores et toi.
C’est à même le sable que je t’admire pour ce que tu es, la nuit vient de tomber...sur Saint-Malo. |
Yann Chollet 1986
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Auteur : batistes
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vendredi 11 avril 2008
18 h 15 CEST
Etat d'esprit Heureux
Style de musique placebo
Poème Logarithmique
Je l'écris, je le lis, je le prends, je le froisse, je le casse et je le brise. Je le médite, je le jette, je ne lis plus les journaux.
Ils dressent des barrages devant mes illusions de savoir, de connaître, d'être, de rêver. Penser merde, c'est la seule chose qu'il nous reste.
Va rêver toi l'inconnu. Toi, oui toi l'artiste du désespoir, celui qu'on regarde et qu'on méprise. Celui qu'on interpelle et qu'on jalouse.
Toi, l'écrivain, le songeur, le poète, le philosophe du soir, range ta mémoire ailleurs. Dans tes cartons de solitude. Ferme les placards de ta tête et ta gueule.
Oui, toi le minable rêveur, va rêver autre part. Dans un endroit où l'on ne t'entendra plus. Va briser tes utopies sur les murs des calomnies, des habitudes qui lassent ta vie.
Va marcher dans l'ailleurs de fortune, va gerber ta vomissure et tes phrases sur du papier chiotte. Ne pense plus, écoute le son de la dictature qui s'invite. Ferme le robinet de ton inspiration et lis sans comprendre.
Ah, toi, le peintre du monde, le maudit littéraire à la plume cassée, le diable d'écriture. Retourne dans ton isolement solitaire et crache ta bavure sur ton chevalet de feuilles blanches.
Ecoute, écoute le son des pouvoirs qui envahissent la parcelle qu'il te restait. Celle où tu pensais te réfugier en cas d'insurrection, en cas de doute, en cas de cassure. Ce coin où tu aurais pris le temps de vivre, un instant, 5 minutes à l'abris du chaos qui s'annonce.
Alors rédige le cahier de ta dernière heure, lance les mots qu'il te reste, passe de l'ombre au jour sans te poser de question et sans te retourner. Ne soit plus un autre, ne te cache plus, ne lis plus les journaux et jette ta télévision par la fenêtre de la sincérité.
Sache qu'il ne te reste que quelques jours, quelques minutes de plaisir. Regarde l'enfant, la femme, la beauté, le monde et surtout si tu veux encore un peu de temps en plus, garde l'énergie, l'espoir et les utopies que tu pensais disparues...
Et la phrase d'un ami qui termine " ...Je leur pisse à la raie en Spirale Logarithmique...".
Yann Chollet 2001
Auteur : batistes
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mardi 11 mars 2008
22 h 23 CET
Etat d'esprit Heureux
Style de musique Bush Doctor
Tempête 2008 saint malo photos à voir
Premiers clichés de la tempête

Pour ceux qui n’étaient pas là, voici quelques photos de la tempête de mars 2008 à Saint-Malo. Le vent est passé sur la cité corsaire. Les grandes marées ont fait le reste. On s'en souviendra.
La tempête restera dans les anales, impressionnante déferlantes sur la ville. Du sillon à l’intra en passant par le môle ou le Fort National, la nuit de lundi 10 au mardi 11 mars restera dans les mémoires.
Le dernier spectacle de cette envergure, sur la cité corsaire, date d’une dizaine d’années. La mer a fait des dégâts impressionnants. On note, par exemple, la Brasserie du Sillon qui a vu ses vitres volées en éclat, lundi soir.
Sur la mer, la violence des vagues était à la fois formidable et inquiétante. La hauteur de certaines déferlantes atteignaient 3 à 4 mètres par endroits. Lorsque celles-ci s’écrasaient sur les brises lames et la digue, certains embruns sont montés jusqu’à 8 mètres.
Sur le sillon, il régnait lundi soir comme une atmosphère de chaos. La mer se déversant d’un bout à l’autre des rues perpendiculaires, emportant plusieurs véhicules qui étaient garés là.
Fait assez rarissime, à la hauteur de la plage Malo, des vagues ont réussi à remonter le long des remparts et éclabousser les quelques curieux. Hors c’est à cet endroit que les murailles de la ville fortifiée sont parmi les plus hautes.
Ce phénomène naturel est tout simplement exceptionnel car la grande marée coïncidait avec les vents violents. Certains voient là, la tempête du siècle ou du moins la première depuis longue date sur la Côte d’Emeraude. Les bretons sont habitués aux tempêtes mais là, la nature s’est transcendée pour montrer sa force.
Yann Chollet 2008 reproduction interdite texte et photos sans accord.
Auteur : batistes
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lundi 14 janvier 2008
22 h 41 CET
Etat d'esprit Heureux
Style de musique Placebo
"Petit poème slam"
Quoi !
Je m’voyais encore accroché à mes envies, pensant que j’étais grand alors que j’étais devenu petit, du moins aux yeux de ceux qui, savaient bien, qu’on n’irait pas leur dire, qu’ils, qu’ils ne savent rien. En déambulant sur le cimetière de ma propre vie, portés par quelques bonheurs qu’étaient passés par ici, où par là et qui, s’étaient enfuit, le jour où j’avais croisé l’ennui. J’m’imaginais bien qu’une porte pourrait s’ouvrir un jour, c’était se fermer les yeux, les oreilles et devenir sourd, s’endormir dehors au fond d’une cour, seul. Dans ce monde où je portais à plein bras ma carcasse, histoire de paraître sans, sans me trouver trop dégueulasse, je ne voyais plus trop bien l’issu de sortie et, je pointais comme les autres du lundi au samedi, parfois même le dimanche, après-midi compris. Tous les jours, j’accompagnais bien à l’école mes enfants, parce qu’aimer, vous comprenez, je trouvais ça, attachant, c’est même chouette d’aimer ses prochains comme soi-même, moi qui m’aimait tant, qui confondait, trop souvent, « ego » et bohème. Mais les petits oui, je les adorais bien plus que ma pomme, tout simplement parce qu’ils ne ressemblaient à, aucune autre personne. Non, pas aux autres personnes, qui disent une heure alors que minuit sonne. J’aurai pu encore m’interroger des jours, sur une plage vide, un coin de rocher, sous l’abat-jour, à contre jour ou encore en sirotant un whisky qui, qui rend livide, mais j’ai su bien vite qu’il fallait se taire, en se disant avance, tais-toi, espère, quoi ! Quoi ! Oui, je sais, on tombe vite du haut par terre. Vous comprenez, j’ai voulu faire le premier pas, imposer mon style histoire de faire la loi, au bout du compte j’ai rencontré une ribambelle de nazes, qui se prenaient tous pour des dieux en espérant l’extase, et évidemment je suis passé pour un ringard, parce que je disais tout fort ce que les hommes pensent plus tard. Quoi ! Quoi ! Je n’avais plus qu’une chose à dire madame, l’indifférence, ça sert à, quoi !
batistes 2008
Auteur : batistes
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mardi 11 décembre 2007
20 h 05 CET
Etat d'esprit Détendu
Style de musique Placebo
Petite poèsie du soir
Légers comme l'air, les mots suivent ma pensée. Glissent lentement le long du ruisseau pour parvenir jusqu'à chez toi.
Que restera-t-il de mes sentiments une fois que tu les sauras ?
Si peu, peut-être, mais d'autres viendront encore t'endormir, d'autres partiront, volatiles, couler le long de l'eau.
Avec le temps, l'envie, je partirai c'est sûr porter ces mots.
Parce qu'il est des choses que l'on ne peut laisser s'enfuir le long des flots.
Le long de la longue digue qui nous sépare, bientôt, j'arrive, attend moi je pars...
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Auteur : batistes
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jeudi 25 octobre 2007
00 h 30 CEST
Etat d'esprit Inquiet
Style de musique Noir Désir
Bertrand Cantat sur les bancs des accusés
« Il devrait crever l’ordure »
Des milliers de commentaires sur sa sortie de prison, avec la toile comme seule oraison. Des milliers d’internautes, même plus des hommes, des internautes, se cognant dans les murs de leurs phrases égocentriques. Pas de fondement, aucune connaissance du sujet, pas de raison mais le sentiment d’être fort par les mots, qui s’estompent au fil de ces pages qui périssent dans les archives du Web. Quel biais sordide peut offrir à l’humain, le droit de dire « il devrait crever, l’ordure ». Oui, les messages défilent et la presse tend à suivre le mouvement, fébrile d’avoir déjà trop dit, dit n’importe quoi ou tout simplement boycotté Noir Désir sur les ondes et les écrans, dans le papier. Les radios ont donné le ton pendant un temps, bien pensantes radios libres, taisant les morceaux les plus chouettes d’un rock français alternatif qu’on aime. De toutes façons il fallait punir et rendre « justice musicale ». Comme si la justice n’avait pas fonctionné ou à moitié.
Bertrand Cantat sur le banc des accusés « du Web »
Aujourd’hui, les internautes remettent leurs plaidoiries, irréelles, passives, inutiles, morbides, obsolètes, cruelles. Quoi la cruauté existe ! Peut-être ! Peut-être vaut-il mieux rédiger des commentaires indigestes, plutôt que de s’ouvrir au monde, aussi. Une petite pièce monsieur, pour manger. Tiens, lui, il est mort de froid ? Pas grave, passe, ferme les yeux et ta gueule. Pas grave, cours vers ton ordinateur rédiger « des justices » à la main levée. Le reste, ce n’est plus rien. Ici, devant l’écran, tu te sentiras plus fort, alors, pour affronter tes misères. Celles que tu portes à chaque fois que tu te tais, alors qu’il aurait fallu agir. Bizarre ces choses qui s’inversent, qui te renversent la tête et qui te font penser, croire, que tu peux tout, jusqu’à parler, écrire lorsque tu devais te taire. Des Gigaoctets, donc, de commentaires insolites, de pseudos journalistes autoproclamés ; disposés à informer le monde entier de la vérité, la leur, celle à laquelle ils croient dur comme fer.
L’internaute un grand philosophe !
L’ « absurderision » fait rage sur la toile. Le moindre moteur de recherche lance ces parties de jambes en l’air avec les internautes à l’affût. Une question comme unique question hautement philosophique : « Bertrand Cantat est libre, qu’en pensez-vous ? ». « Une bonne balle dans la tête » telle est la réponse d’un internaute philosophe. « Ça aurait été un homme ou un enfant qu’il aurait tué, personne n’aurait rien dit » la réponse d’un « confrère » internaute. « Il devrait au moins s’excuser publiquement, c’est la moindre des choses » ça c’est de Lio, présidente en chef des tribunaux parallèles. Ces phrases pullules ici et là, informant le lecteur avertit, offrant aux véritables philosophes matière à s’interroger sur le genre humain, son avenir et surtout sur la capacité de l’internaute à occulter son intelligence, à tel point qu’en croyant écrire des tirades d’érudits, frisant en réalité le néant, il se croit au-dessus de tout sans avoir conscience qu’en fait, il n’est rien, que sa phrase n’est rien qu’un morceau de peu. Notre nouveau monde serait composé d’une moitié d’internautes philosophes et d’une autre, de philosophes.
Bertrand Cantat est libre
Octobre 2007, Bertrand Cantat quitte sa cellule de Muret pour continuer sa vie avec ses blessures, ses doutes, « ses méandres au creux des reins ». Bonne reconstruction. Longue route à Noir Désir.
Batistes
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Auteur : batistes
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mardi 10 juillet 2007
01 h 27 CEST
Etat d'esprit Heureux
Style de musique Placebo
Retour en images sur le festival de Bobital 2007
Sur le lien plus bas, plus de 150 photos exclusives du festival de Bobital 2007.
Le festival de Bobital 2007 fut un excellent Cru pour les 10 ans. L'heure de revenir en images sur la scène et sur les artistes qui y sont passés. Photos, commentaires, interview de Da Silva, d'Anis, images de quelques stars, sur ce site dans quelques heures.
De Tokio Hotel en passant par Pascal Obispo, Status Quo, Da Silva ou encore Anis, Marylin Manson et les autres groupes, visitez le lien ci-dessous chaque jour. De nouvelles photographies mises en ligne chaque heure.
Images, interviews, photos de l'édition 2007 sur ce lien
http://blogs.aol.fr/batistes/bobital2007
Terre Neuvas 2007 photos exclusives interview artistes artiste scène obispo marylin manson groudation festivaliers clichés uniques unique en avant première retour retrospective Placebo placebo en live Pascal Obispo Bobital 2007 images exclusif exclusif artistes loges backstages Anis Sniper Scène photographie photographies Marylin Manson concert concerts public festivaliers bénévoles bénévole scène photos festival de bobital 2007, ^photo festival de bobital 2007, photographies bobital 2007
Auteur : batistes
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lundi 11 juin 2007
23 h 00 CEST
Etat d'esprit Heureux
Style de musique Lavilliers
Fable contemporaine
Les hommes sont-ils des bêtes ?
Aux yeux de certains, sans aucun doute !
Noyés sous les préjugés, ils guettaient leurs propres faiblesses,
L’un passait, l’autre stagnait dans son fauteuil cloué par paresse.
A force de se prendre pour un artiste, du moins d’y croire,
Il se nourrissait d’illusions, oubliant, pitoyable, jusqu'à l’humanité certains soirs.
Faisant chemin en balayant les idées des autres sur son passage,
Sa fierté éclaboussait alentour et il aurait fallu lui répéter un identique message.
Celui qui encensait ce semi dieu, vénéré par son double féminin,
Dire toujours tu es le meilleur, même si cela fut si souvent incertain.
Il vivait cependant de sa propre satisfaction et du bruit des mécènes autour,
D’ailleurs, quiconque pensait autrement, était de suite écarté de sa cour.
Sa femme faisant fit des remarques à l’encontre de son monstre sacré,
Comblait humblement ses caprices d’écervelé.
Le temps passait, entre réjouissances, repas et voluptés,
Passant de voyages, de villas agréables en grosses cylindrés.
Laissant dans le sillage, ceux qu’ils avaient délaissés,
Par ignorance, par leur propre négligence, par méchanceté.
Noyés sous les rumeurs qu’ils lançaient, plongés dans leur médiocre pensée,
Ils défiaient les lois, perdus dans un égocentrisme profond, égarés.
A force d’inventer des histoires, de se créer des mondes, ils devenaient pathétiques,
Ne comprenant plus rien autour d’eux, retrouvant la paresse d’hier, les vieux tics.
Peut-être aurait-il été bon de se remettre en question,
Plutôt que d'évincer, celle ou celui qui disait : bien non.
Mais l'égo reprenait à chaque heure son ampleur,
Si bien qu'un jour, un peu plus tard, il ne resta que les pleurs.
A ce prendre pour un Dieu, à voguer dans les airs,
On termine toujours, un jour ou l'autre, le cul par terre.
La morale de cette histoire : « Les salariés ne sont pas des bestiaux qu’on échange ou qu’on troc sur un marché forain ».
Cela dérange qu'on le dise ! Et alors...
A méditer sans modération.
Batistes, auteur du livre : "En Attendant Camille, Le Monde s'écroule"
Licenciement, licencié, patron, patrons, aide au licenciement, les salariés, droits des salariés, lois, la vie du salarié, histoire de licenciement, licencier, lettre de licenciement, viré, les chiens, les hommes sont des bêtes, les hommes sont des chiens, les patrons sont des chiens, des rats, des vipères, 2007, 2008, yann chollet, poème, poésie, livre, roman, en attendant camille le monde s'écroule, vivre, liberté, libertad, para todo, pour tous.
Auteur : batistes
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vendredi 8 juin 2007
19 h 01 CEST
Etat d'esprit Heureux
Style de musique BUSH DOCTOR JAH WAY
petite pensée nocturne
Petit texte du soir...
Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai rêvé du bonheur. En me levant, j’ai vidé ma tête pour mieux entrer dans ce moule, façonné à coup de marteau par les autres. J’avais c’est sur fait des songes d’une vie normal, d’un monde dont le souvenir me ramène à ma naissance, mais la donne a changé entre temps, me portant vers un idéal tronqué par l’absurdité extérieure. Je ne recevais que des fausses notes, je n’entendais que rires éclairés à la lumière des péchés. Les hommes n’étaient pas sérieux, même pires, ils se soûlaient de passivité et d’ignorance. Ils croyaient avancer mais reculaient inlassablement, toujours inlassablement. Comme dans le casino où le pire des paumés venait miser et miser encore, gagnait puis perdait, puis gagnait puis finissait la gueule dans le caniveau. L’autre soir, avant de dormir, j’ai croisé un corbeau de cet espèce, j’ai croisé aussi des vautours qui rigolaient de sa déchéance, j’ai croisé plus loin un mendiant, et l’absence entre les trois. Alors j’ai marché sans me retourner, en silence passé le coin de la rue, puis marché encore jusqu’à l’ivresse, jusqu’à me perdre dans le noir de mes pensées, jusqu’à toi l’artiste. Tu dormais, je n’ai pas voulu te réveiller car j’ai cru que tu rêvais encore du bonheur, comme moi, l’autre soir. J’ai lu dans tes yeux la sérénité qui t’est propre. J’ai donc passé mon chemin, refait la route en sens inverse, ignoré une nouvelle fois la connerie humaine.
Pouvais-je marcher des heures ainsi en quête de certitudes ou devais-je retrouver les songes d’une nuit paisible. J’ai erré pendant des décennies cette nuit là, ne sachant que faire, ne sachant où me cacher, car je portais le secret d’une absolue vérité. Elle était en mon âme, en mon esprit, en ma conviction cette putain devérité. Je ne pouvais me résoudre à la croire, ni même à l’espérer. Je voyageais depuis si longtemps dans un univers sans place assise, à tenir la boucle d’acier bien en main pour maintenir l’équilibre, à me soutenir à bout de rêves que l’oubli avait précédé le non-sens. Oui, je ne voulais l’espérer cette vérité, mais elle résonnait dans ma tête tel un hymne à la liberté. Que dal mon pote ! Pour toi et les autres, il n’y aura que passivité à moins que tu te lèves la nuit pour enfin vivre tes rêves. Oui, c’est cela, vit la nuit, car le jour les autres réduisent ton espoir en désolation, anéantissent tes joies, tes silences, ta quiétude, ton être. Entouré par ce monde qui s’échoue au bord d’un précipice, qui s’écrase dans l’univers, qui tombe dans l’abîme, l’errance de quelques années te suffira à trouver le trépas. Il est là, il guette à la moindre de tes incertitudes, la moindre de tes faiblesses, pour te briser lorsque que tu courberas trop le dos. C’est pour éviter le pire que j’ai marché cette nuit là, que j’ai rêvé du bonheur fut un temps. Oui, pour oublier que le néant avance obligatoirement à la croisée des routes, si vite, trop vite, si vite qu’un jour je ne pourrais rejoindre la nuit, qu’un jour les hommes regretteront, qu’un jour la nature reprendra son droit et les terriens avec, et ma tristesse avec, et tout avec...Bonne nuit.
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Batistes
Auteur : batistes
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mardi 13 mars 2007
23 h 24 CET
Etat d'esprit Heureux
Style de musique Bush Doctor
Sur la route...
Il paraît qu’il est là à nous taquiner le cœur,
Parfois sans se faire attendre, il vient,
Parfois c’est au détour d’une douceur,
Qu’il pointe sa face et je ressers ta main.
Celui-ci est pressé ou trop tôt à l’heure,
Les sentiments explosent pour le faire naître,
Les sentiments passent, vivent et puis se meurent.
Le voilà éteint, je suis seul à la fenêtre.
La ville semble endormit, la nuit plombe l’ambiance,
Dans la venelle un chat miaule, un paumé pisse,
Dans la venelle le vent porte ma nuance
Mon âme qui s’échappe, la vie qui se tisse.
Survivrais-je à la nuit qui s’étire ?
Sans ce bonheur qui ne passe pas,
Sans ce bonheur frileux de venir,
Il faudra sans doute attendre des jours, des mois.
Tant de fois il fut ici assurant sa présence,
Au détour d’une pièce de la maison,
Au détour d’un sourire, de ta voix, d’une naissance,
Qu’il fut bon de s’en soûler, oui qu’il fut bon !
Lorsque le bonheur est partit avec ton départ
Que les rêves et les rideaux sont devenus gris
Que les rêves et mes maux j’en eu marre,
J’ai patienté, je crois, le reste de ma vie.
Entre les regards, le vol des mouettes,
La sagesse n’est passée qu’à la fin,
Bien trop tard pour me dire qu’elle fut chouette,
Tout cette vie, ces gens qui ne disent plus rien.
Il me reste l’image d’un bonheur qui passa,
Toi, la vie, les couleurs qui s’immiscent,
Toi, la vie, le si peu qu’il en resta,
Et pour tout gage, en moi, un supplice.
Tchao bonheur, à plus tard sur la route…
Batistes.
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Auteur : batistes
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